AOC : le Jura sort enfin du bois

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Mardi 27 août, à l’occasion d’un déplacement dans le département du Jura, la présidente de Région Marie-Guite Dufay a visité la scierie Grandpierre à Champagnole. L’occasion de rencontrer les acteurs de la toute nouvelle filière de l’appellation d’origine contrôlée (AOC) Bois du Jura.

Depuis le 15 mars 2019, la Bourgogne-Franche-Comté compte une nouvelle appellation d’origine contrôlée. Après les vins, les fromages ou les volailles, l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO)  a en effet validé l’AOC Bois du Jura*.
« C’est une reconnaissance de la qualité et de la spécificité des bois de sapins et d’épicéas produits et transformés dans le massif jurassien » s’est félicité Xavier Lacroix, président de l’association pour l’AOC Bois du Jura, qui porte, avec la filière bois résineux, ce dossier depuis une quinzaine d’années. Les premières réflexions à ce sujet remontent en effet à 2002… « J’ai vraiment cru que vous n’arriveriez jamais au bout de cette labellisation ! » a avoué Marie-Guite Dufay, lors de la visite de la scierie Grandpierre à Champagnole, mardi 27 août, au cours d’un déplacement de deux jours dans le Jura.
L’AOC concerne des bois sciés (sapins et épicéas) récoltés dans une aire géographique délimitée, au-dessus de 500 mètres d’altitude. Le climat et la nature du sol, associés au mode de gestion des forêts (futaie irrégulière), donnent naissance à un produit caractéristique : des cernes très serrés lui confèrent une résistance mécanique supérieure à la moyenne.

Un modèle économique à définir
Si un grand pas a été fait avec la publication au Journal officiel de la nouvelle AOC, la filière doit désormais se structurer pour faire vivre l’appellation : identification des opérateurs, détermination des règles et établissement des documents types  assurant la traçabilité des bois…  Marie-Guite Dufay et Sylvain Mathieu, vice-président chargé de la forêt et la filière bois, ont indiqué que la Région Bourgogne-Franche-Comté apporterait sa contribution financière à ces démarches. Un modèle économique devra également être défini par les différents acteurs : producteurs forestiers, exploitants/coopératives et scieurs.
« Le premier intérêt de l’AOC, c’est de conserver nos marchés dans un contexte de concurrence accrue, précise Xavier Lacroix. Ensuite, elle offre la possibilité aux collectivités et établissements publics de réserver des marchés de construction à nos bois. » Quant à une meilleure valorisation des produits, elle pourra peut-être être envisagée à plus long terme. Les premiers mètres-cubes certifiés AOC Bois du Jura devraient être mis en vente avant fin 2019.

*La possibilité d’attribuer une AOC a été étendue aux produits forestiers, non alimentaires en 2001. Le Bois de Chartreuse (sapin et épicéa également) a été le premier à accéder à ce signe officiel d’origine et de qualité en 2018, quelques mois avant le Bois du Jura.

L’AOC Bois du Jura en bref

  • 200 000 ha de forêts de montagne dans le Doubs (222 communes), le Jura (162 communes) et l’Ain (114 communes) sont concernés.
  • Une cinquantaine de scieries se situent dans l’aire géographique de l’AOC.
  • Dans le massif jurassien, la filière bois génère plus de 2 000 emplois.
L'agriculture bio en Bourgiogne-Franche-Comté - ©DavidCesbron

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