Aides aux entreprises : les coulisses d’une mobilisation inédite

La Région apporte des aides d’urgence aux entreprises affectées par la crise du Covid-19. Accompagnement des entrepreneurs, traitement des dossiers dans un délai record, constitution d’équipes dédiées : voici comment la collectivité a mis en œuvre les Fonds de solidarité en Bourgogne-Franche-Comté.

« On a tous conscience que les entreprises sont en très grande difficulté. Alors tout le monde s’est mobilisé. Face à cette situation inédite, il a fallu s’adapter dans l’urgence et les agents de la Région ont fait preuve d’engagement, de réactivité ». Directeur de l’économie, Olivier Nicoli a piloté la mise en œuvre des réponses « les plus massives (voir chiffres clés) et les plus mobilisatrices » que la collectivité a apportées aux petites entreprises menacées de faillite : l’instruction des dossiers du volet 2 du Fonds de solidarité national géré par l’Etat (un complément d’aide de 2 000 à 5 000 € pour les entreprises employeuses) et la gestion du Fonds de solidarité territorial (1 500 € pour les TPE sans salarié).

Des agents volontaires en renfort
Créés en quelques semaines, ces  nouveaux guichets ont nécessité le déploiement d’outils informatiques spécifiques. Et surtout, la réorganisation de la direction en deux équipes : l’une chargée de répondre aux demandes d’information des entreprises (par téléphone et par mail) ; l’autre d’instruire les dossiers déposés sur les plateformes en ligne accessibles depuis le site web de la Région (ici).
Une quinzaine d’agents de la direction de l’économie sont mobilisés. Ils ont reçu le renfort de 25 collègues volontaires issus d’autres directions (transports, environnement, culture, Europe...).  « Un appel avait été lancé par la direction générale car nous nous attendions à devoir traiter 5 000 demandes : 75 agents ont proposé leur aide, par solidarité avec leurs collègues et le monde économique »  souligne Olivier Nicoli. Télétravail oblige, des formations express ont été organisées par visioconférence tandis que des tchats permettent d’échanger régulièrement des informations.

Une soixantaine d’appels par jour
Depuis le 15 avril, Gilles Lenglin, basé à Besançon, est au contact direct des entreprises puisqu’il dirige l’équipe dédiée aux permanences téléphoniques (voir contacts ci-dessous). Depuis l’annonce de l’ouverture des aides pour les TPE sans salarié lundi 27 avril, le nombre d’appels a bondi : une soixantaine par jour. Au bout du fil, il y a des interrogations, parfois de l’agacement, des incompréhensions. Mais surtout beaucoup d’inquiétude.
« Les entrepreneurs sont dans le flou complet ; ils ne savent pas comment ils vont sortir de tout ça. Et souvent, quand ils appellent, c’est qu’ils ne correspondent pas aux critères d’éligibilité. Alors, on essaie de leur proposer des pistes de sortie positives, de les orienter vers des interlocuteurs qui pourront les aider. On est aussi dans une posture de conseil, d’accompagnement, insiste Gilles Lenglin. On n’est pas une boîte mail, un robot. Les entreprises sont souvent reconnaissantes car elles voient qu’on essaie de trouver des solutions pour elles. Quand on arrive à bien les conseiller, j’ai l’impression qu’on est utile ! ».
À
Dijon, Marc David est chargé de coordonner l’équipe qui instruit les demandes d’aides déposées en ligne par les entrepreneurs. Depuis le 15 avril, il a reçu environ 300 dossiers pour le volet 2 du Fonds de solidarité national. Un chiffre conforme aux autres régions mais en-deçà des prévisions de départ. « Le volet 2 est conditionné notamment à un refus de prêt bancaire. Or beaucoup de chefs d’entreprise obtiennent un prêt ou refusent de le demander par peur de s’endetter dans le contexte d’incertitude actuel » analyse celui qui est habituellement chargé de mission développement des PME. 

Une aide versée en moins d’une semaine
En revanche, dès la mise en ligne du formulaire pour le Fonds de solidarité territorial, les demandes ont afflué : une vingtaine en à peine deux heures. Ce fonds, initié par la Région, en partenariat avec les intercommunalités, est dimensionné pour soutenir 7 500 TPE chaque mois (mars et avril).
Dès que l’entrepreneur enregistre sa demande, une course contre la montre s’engage pour qu’elle soit traitée le plus rapidement possible. Le dossier est vérifié puis validé dans la journée. « Nous sommes dans une logique d’urgence. Le traitement est donc beaucoup plus rapide que d’ordinaire. Le délai de paiement est en moyenne de 5 jours ouvrés,  précise Olivier Nicoli. Sinon, tout cela perdrait tout son sens. » 

Chiffres clés

  • 33 605 entreprises de Bourgogne-Franche-Comté ont reçu une première aide d’urgence au titre du mois de mars (volet 1 du Fonds de solidarité national), pour un montant global de 44,3 M€ (données du 27 avril 2020).
  • 16 M€ sont apportés par la Région Bourgogne-Franche-Comté au Fonds de solidarité national géré par l’État (volets 1 et 2).
  • 22,4 M€ sont mobilisés pour abonder le Fonds de solidarité territorial initié par la Région (volet 3 pour les TPE sans salarié), dont 5,6 M€ issus des intercommunalités.

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