Tourisme : un bel été. Et après ?

A l’arrêt durant plusieurs mois, les professionnels du tourisme ont heureusement pu compter sur une belle saison estivale. Mais pas partout, et certains secteurs restent très impactés par la crise.

« On ne peut pas rattraper en deux mois ce qui a été perdu en trois mois et demi ». Loïc Niepceron, président du Comité Régional du Tourisme, a dressé devant la presse, jeudi 3 septembre 2020, le bilan d’une saison touristique estivale forcément contrastée. Elle aurait pu être catastrophique… Mais les français, et notamment les bourguignons-francs-comtois et nos proches voisins, ont joué le jeu : en juillet-août, ils sont nombreux à être venus découvrir ou redécouvrir nos territoires. Le Jura, la Saône-et-Loire, le Morvan et les Vosges du Sud ont même établis des records de fréquentation en juillet-août. A l’inverse, le tourisme urbain a souffert, avec peu d’étrangers, voire pas du tout si on exclue les européens. « L’été a également été difficile pour les agences de voyage, le tourisme fluvial et les guides conférenciers » complète Patrick Ayache, vice-président en charge du tourisme à la Région.

Un panier moyen de 50 euros par jour et par touriste
Touchés mais pas coulés, les professionnels présents ont pu apporter leurs témoignages. Florian Garcenot, dirigeant de l’agence Active Tours (Beaune – 21) prévoit une perte de chiffre d’affaire de 80% par rapport à 2019. « Mais on avait fait une très grosse année 2019 » tempère-t-il. Son agence, spécialisée dans le cyclotourisme, n’a pourtant pas chômé en juillet-août : « Le problème, c’est que l’on n’a pas vendu nos ‘’packages’’ ; on a explosé nos ventes de petites activités et de locations de vélos. Mais économiquement, c’est un peu comme si un restaurateur ne vendait que des cafés ».

40 à 50 millions d’euros pour relancer l’économie touristique
Morgane Blant-Boniou, directrice de la colline Notre-Dame du Haut, qui gère la Chapelle de Ronchamp (70), prévoit quant à elle une perte de 30% de son chiffre d’affaires : « On a envie d’être combatifs ; grâce à l’accompagnement de l’Etat et à celui de la Région, on a réussi à affronter la tempête. » «Il fallait que l’on soit là, on l’a été », réagit Marie-Guite Dufay. La Présidente de la Région promet d’ailleurs d’aller plus loin, et vite : « Nous présenterons le 9 octobre un plan de relance doté de 40 à 50 millions d’euros, uniquement pour le secteur du tourisme. » Un plan de relance qui prévoira notamment de fortes aides à l’investissement : « Car si on veut passer le cap, il faut créer de nouveaux équipements, de nouvelles structures, en se basant sur ce qui a fait notre force cet été : une région saine, boisée, respirable » conclut Patrick Ayache.

Le français est venu se mettre au vert

Cet été, la Bourgogne-Franche-Comté a représenté 4% des séjours des français : c’est moins que les intentions de départ mesurées au printemps en pleine crise sanitaire (7%), mais c’est supérieur à la part de marché habituelle de la région qui se situait à 3,6% en juillet 2019 et à 3% en août 2019. La Bourgogne-Franche-Comté se positionne ainsi devant la Corse, l’Ile-de-France et Hauts-de-France, et juste derrière Centre Val de Loire et Grand Est. « Notre campagne de communication #sortezchezvous, qui invitait nos habitants et nos voisins à rester en Bourgogne-Franche-Comté cet été, a pour le coup bien fonctionné, indique Loïc Niepceron. Les inquiétudes sont néanmoins fortes pour les mois à venir. Notamment septembre-octobre, une période habituellement propice à l’accueil des groupes  et au tourisme d’affaire : « On enregistre 18% de réservations en moins par rapport à l’an passé, confirme Clémence Chambon, responsable hébergement de l’Ermitage Corton (21) : on n’a quasiment pas de séminaire, et depuis 2/3 jours, les Allemands et les Belges annulent leurs réservations. On a peu de visibilité… »

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Article du 04/09/2020 09:41, modifié le 04/09/2020 09:50

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