Mieux que le champignon de Paris : le Dijonnais !

21 Côte d’or

A Saint-Mesmin (21), dans le minuscule hameau de Corcelotte-en-Montagne, Blandine et Luc Lecherf se sont reconvertis il y a quelques années dans la production de champignons.

Changer de vie. Un rêve pour certains. Une obligation pour d’autres. Blandine et Luc Lecherf font plutôt partie de ceux qui n’ont eu d’autre choix. Lui était dans le milieu de la formation, elle dans le médical. À 50 ans, ils doivent accepter une rupture conventionnelle avec leurs employeurs respectifs : « On se promet alors deux choses : de travailler ensemble, et de créer notre propre emploi » se rappelle Luc. C’est Blandine qui trouve la bonne idée : « En faisant mes courses, je me suis rendu compte qu’on ne trouvait plus que des champignons polonais ou hollandais sur nos étals. » Le couple se met en quête de creuser cette piste.
Une virée d’une semaine dans l’ouest de la France les conforte dans leur projet. Ils rencontrent de gros industriels, des petits producteurs. Et Laurence Laboutière. Cette docteure en génétique du champignon a créé sa myciculture dans des cavités troglodytiques sur les hauteurs de Montsoreau, dans le Val-de-Loire. Elle accepte de les accompagner, de les former. Elle viendra tous les mois en Bourgogne, durant deux ans, pour faire grandir le projet de Luc et Blandine.
En février 2014, c’est le début de la grande aventure. Ils investissent le fort de Hauteville-lès-Dijon, avant de déménager un an plus tard dans le fort de Beauregard. Ils exploitent également une bâtisse à Talant et deux caves à Fleurey-sur-Ouche. «
On a vite compris que l’on devait habiter sur le lieu de production. À certaines périodes, tout s’accélère en quelques heures » explique Blandine. En juillet 2016, ils ont l’opportunité d’acheter le château de Corcelotte-en-Montagne.

Banco !
Sur 400 m
2, ils commencent par cultiver le pleurote gris. Puis le pholiote et le lentin du chêne. Avant d’essayer le champignon de Paris, qui fait désormais la renommée de la maison : « nos champignons de Paris poussent sur une terre de gobetage secrète ; un mélange de tourbe, d’eau et de calcaire de Plombières-lès-Dijon. Ça en fait un champignon de terroir. D’ailleurs, sur le marché, on nous demande des Dijonnais, pas des champignons de Paris ! » La production s’élève aujourd’hui à 8 tonnes par an. Sans aucun produit chimique, ni éclairage artificiel. Tout est commercialisé en circuit court, au marché de Dijon, via des AMAP ou sur leur site. Blandine organise des visites commentées de la champignonnière. D’ici l’été, un restaurant devrait venir compléter l’offre.

Hameau de Corcelotte-en-montagne 21540 Saint-Mesmin
champignonnierededijon@gmail.com
Tél. 09 54 48 04 84

Vente de champignons frais et conserves tous les après-midis

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