Le CREPS parmi l’élite

Le tout nouveau Centre de performance et de préparation athlétique du CREPS a été inauguré mercredi 18 octobre 2023. L’équipement, dédié aux sportifs de haut niveau, offre un niveau d’équipements de classe mondiale.
 

Inauguration du Centre de performance et de préparation athlétique du CREPS, mercredi 18 octobre 2023 - Photo Xavier Ducordeaux

Il existe désormais un endroit en France où l’on peut passer de +60°C à -110 °C en moins de 5 minutes. Et cela n’a rien à voir avec le dérèglement climatique. Cet endroit, c’est le tout nouveau Centre de performance et de préparation athlétique, inauguré mercredi 18 octobre 2023 à Dijon. Installé au sein du Centre de Ressources, d'Expertise et de Performance Sportive (CREPS), ce nouvel équipement dédié aux sportifs de haut niveau a de quoi séduire. « Je crois que l’on a fait encore mieux qu’à l’INSEP », l’institut national du sport, ose avancer Pascal Bonnetain, le directeur du CREPS Bourgogne-Franche-Comté.

Hypoxie, thermo-room et cryothérapie au programme
On peut difficilement le contredire. Le bâtiment tout en longueur s’étale sur 1 345 mètres carrés, sur deux étages. Les sportifs disposent d’une salle de musculation hypoxie permettant de se situer dans des conditions similaires à un entrainement à 3 000 mètres d’altitude.  Une autre salle dite « thermo-room » permet de monter la température à +60 °C tout en maîtrisant l’hygrométrie. Un équipement qui aurait été bien utile pour nos athlètes lors des derniers jeux olympiques de Tokyo, particulièrement exigeants pour les organismes. A l’étage, le bâtiment abrite cinq piscines (3 bains chauds, 2 bains froids), 2 saunas, 2 hammams et le plus qui fait la différence : des cabines de cryothérapie dernier cri, permettant de soumettre son organisme à des températures allant de -40°C à … -110°C !

Inauguration des travaux de modernisation du CREPS

« C’est gigantesque, démesuré. On se croirait dans une université américaine. Accueillir 30 personnes dans un sauna : je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’endroits comme ça en France » s’enthousiasme Hector Denayer, 18 ans, paranageur. Le médaillé de bronze aux derniers championnats du monde de Manchester (100 mètres brasse) vise l’or aux jeux paralympiques de Paris 2024. Le dijonnais d’adoption savoure : « La récupération, la technologie : cela prend désormais une grande place dans notre entrainement. Avec ce type d’équipement, on va relever notre niveau pour être compétitifs face à nos principaux adversaires qui performent au niveau mondial. »

Hector et Léa-Lynn, jeunes sportifs de haut-niveau, ont découvert leur nouvel outil d’entrainement - Photo Xavier Ducordeaux

Léa-Lynn Gregorio n’en revient pas non plus. La jeune guadeloupéenne de 17 ans, championne de France U18 de tir à l’arc, a intégré le pôle France de Dijon l’an dernier : « La partie récupération est extraordinaire. Les bains froids, les bains chauds, la cryothérapie… Nous bénéficions désormais du même type d’installations que ceux de l’INSEP tout en restant à Dijon ». Non-sélectionnée pour Paris 2024, Léa-Lynn a le regard tourné vers Los-Angeles 2028.

Le Centre de Performance et de Préparation Athlétique aura coûté 7,3 millions d’euros. 6,1 millions d’euros supplémentaires ont été injectés pour moderniser les autres équipements du CREPS : rénovation d’une partie des bâtiments d’hébergement pour les rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite, travaux de rénovation et d’optimisation énergétique, création de vestiaires, de sanitaires, de locaux de stockage de matériel ; et pour le pôle espoirs roller, une piste d’entrainement de 200 mètres flambant neuve.

Découverte des bains d’eau chaude et d’eau froide par les élus régionaux. Photo Xavier Ducordeaux

Présente pour inaugurer l’équipement, Marie-Guite Dufay se félicite de voir ce projet aboutir, 7 ans seulement après le transfert du CREPS à la Région : « C’est une très belle journée pour la Région. Le CREPS change de dimension et s’impose comme l’acteur de référence du sport de haut niveau en Bourgogne-Franche-Comté » indique la présidente de Région, saluant la qualité des investissements réalisés : « Le projet coche toutes les cases des éco-conditions que nous avons instaurées en matière bâtimentaire pour toutes nos politiques publiques. Nous avons par ailleurs attaché beaucoup d’importance à l’accessibilité. C’est très important car on ne peut pas penser sport sans penser ouverture à tous. »

Marie-Guite Dufay, lors de son discours d’inauguration des travaux de modernisation du CREPS - Photo Xavier Ducordeaux

Reste désormais au bâtiment à vivre sa vie. Pascal Bonnetain affirme être en contact avec plusieurs délégations étrangères, qui « frappent à la porte en vue de leur préparation olympique de Paris. » Le nouvel équipement accueillera par ailleurs début novembre un séminaire médical avec l’ensemble des médecins, kinés et infirmières des 32 sites du réseau Grand Insep : « L’équipement va être testé par des spécialistes : on validera définitivement sa qualité après ce séminaire ! » plaisante Bâbak Amir-Tahmasseb, ancien champion du monde de kayak et directeur du réseau Grand Insep.

Le break à la fête

La cérémonie protocolaire a été égayée par une démonstration de breakdance. Une troupe de l’association Figure 2 Style (F2S), basée à Chenôve, a proposé une prestation rafraichissante et très appréciée par les invités. L’occasion de mettre en valeur une discipline très en vogue qui intègrera le programme olympique lors des prochains Jeux de Paris, du 26 juillet au 11 août 2024. « C'était sympa de pouvoir danser là, pour cet événement, et de visiter les locaux. Ça donne envie. Notre discipline est un art mais a aussi un côté très sportif, donc pouvoir utiliser tous les équipements de musculation et de récupération nous permettrait de progresser et de mieux soigner les petits bobos. Mais cela ne dépend pas de nous. » témoigne Nina.

 

Démonstration de breakdance lors de d’inauguration des travaux de modernisation du CREPS - Photo Xavier Ducordeaux
Démonstration de breakdance lors de l’inauguration des travaux de modernisation du CREPS - Photo Xavier Ducordeaux

Le breakdance, caractérisé par ses mouvements de corps saccadés, son aspect acrobatique et ses figures au sol, hyper spectaculaires, s’est développé à New York dans les années 1970, dans l’effervescence des fêtes de quartier du Bronx. La discipline nécessite une grande force physique, de l'endurance, de la coordination et de la créativité. Des aptitudes que les jeunes développent à l’entrainement. « On essaie de se réunir le plus souvent possible pour travailler ensemble. C'est vraiment un sport passion ! » explique Maël avec les yeux qui brillent.
« Mon objectif, c’est de gagner ! » ajoute sans complexe Mathis, trop jeune pour participer aux prochains JO (un seul athlète par pays sera sélectionné) mais qui vise plutôt 2032. A court terme, la prochaine échéance sera la Coupe de France, catégorie « break », organisée par la Fédération Française de Danse.

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