« Une fierté ! »

La Bisontine Laura Sivert vient d’être sacrée championne du monde de karaté, à 21 ans.

Laura, racontez-vous cette folle semaine à Madrid…
Nous sommes arrivées avec l’équipe de France le dimanche. Nous nous sommes reposées lundi. Et après la compétition individuelle, mardi et mercredi, nous avons débuté notre tournoi avec un gros morceau, la Suisse, championne d’Europe en titre, que nous avons battue assez facilement. Après, nous avons éliminé la Croatie, la République dominicaine et l’Egypte pour atteindre la finale face aux Japonaises. On a réussi à gagner grâce  notre cohésion, notre grande force. A ce niveau, toutes les nations sont super fortes techniquement : c’est les « monde », ce n’est pas le championnat du Doubs ! Ce qui a fait la différence, c’est d’avoir su trouver les mots pour se motiver mutuellement.

Comment digère-t-on une telle consécration ?
Ça va. C’était ma première sélection en Equipe de France seniors, comme pour mes coéquipières Andréa et Léa. J’avais connu des sélections de jeunes et en universitaire mais là, c’est carrément le niveau supérieur. C’est une fierté de représenter ma ville, ma région, la France. Avec cette médaille d’or mondiale, les sollicitations médiatiques sont nombreuses mais j’arrive à gérer et je suis aidée. C’est bien que l’on s’intéresse au karaté.

Pouvez-vous nous raconter votre quotidien ?
Je suis en 3e année de licence STAPS à Besançon, option activités physiques adaptées, et je bénéficie d’un emploi du temps aménagé. Cela me permet de m’entrainer tous les jours dans mon club (NDLR : Club Sauvegarde de Besançon) avec Fode Ndao, qui est également entraineur national du Sénégal. C’est dur mais il faut s’adapter. Ma famille est toujours là pour me soutenir. Et puis j’emmène mes cours en déplacement et les copains m’arrangent beaucoup.

Quand on est déjà sur le toit du monde, quels peuvent être les nouveaux objectifs ?
Les championnats d’Europe, l’an prochain et surtout les JO de Tokyo 2020, puisque le karaté est devenu discipline olympique ! Les Jeux, c’est le rêve de tout sportif. Et après Tokyo, ça sera Paris. C’est encore loin mais c’est dans un coin de ma tête…

Le CREPS s’étend à Besançon

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5 déc 2018
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Article du 14/11/2018 16:11, modifié le 27/11/2018 11:51

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