La première pierre symbolique est posée. Jeudi 21 mai 2026, les principaux partenaires du projet ont marqué le lancement du chantier de réhabilitation et de modernisation du barrage-réservoir du lac de Panthier, en Côte d’Or.
Inscrit au Contrat de plan État-Région (CPER), le projet mobilise un financement public de 15 millions d’euros, dont près de 3 millions d’euros de la Région Bourgogne-Franche-Comté.
Mis en service au XIXe siècle, le barrage-réservoir de Panthier joue un rôle clé dans l’alimentation du canal de Bourgogne. À lui seul, il fournit 80 % de l’eau du versant Saône, entre Pouilly-en-Auxois et Saint-Jean-de-Losne.
Des travaux de mise en conformité étaient devenus nécessaires. Ils poursuivent trois objectifs :
- Renforcer la sécurité du barrage, avec la construction d’un nouvel évacuateur de crues et le renforcement des digues, afin de mieux résister aux épisodes extrêmes ;
- Retrouver la capacité de stockage initiale, grâce au retour à la cote historique de 14,03 mètres, soit un gain de 1,2 million de m³ d’eau, pour atteindre 8,3 millions de m³ ;
- Améliorer la gestion de l’ouvrage, via des dispositifs modernisés permettant un suivi en temps réel et une automatisation des manœuvres.
Gérer une ressource sous tension
Au-delà du barrage, c’est toute la gestion locale de l’eau qui est en jeu. Le réservoir de Panthier contribue à de multiples usages : navigation, agriculture, activités économiques et tourisme. L’augmentation de sa capacité permettra également de limiter les prélèvements dans le réservoir de Grosbois-en-Montagne, et d’y réserver davantage d’eau pour l’alimentation en eau potable. Dans un contexte marqué par le changement climatique et des épisodes de sécheresse plus fréquents, l’opération est un levier d’adaptation du territoire.
Une étape clé : la construction de l’évacuateur de crues
Parmi les interventions prévues, la création d’un nouvel évacuateur de crues constitue une phase déterminante. Cet équipement doit permettre de réguler les surplus d’eau en cas de crue et de prévenir tout risque de submersion ou de rupture.
Associée au renforcement des digues et à la modernisation des équipements, cette intervention vise à améliorer la capacité de réaction de l’ouvrage face aux aléas hydrologiques.
La remise en eau progressive du réservoir est attendue à partir de fin octobre 2026, pour une remise en service envisagée au printemps 2027, selon les conditions hydrologiques.
Chiffres clefs
- 15 millions d’euros d’investissement
- 80 % de l’alimentation du versant Saône du canal de Bourgogne
- +1,2 million de m³ d’eau stockée (environ 400 piscines olympiques)
- 600 000 m³ d’eau potable mobilisables à terme à Grosbois (contre 200 000 actuellement)
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