Formation des demandeurs d’emploi : face au retrait de l’Etat, la Région maintient son effort

Malgré des engagements signés, l’Etat choisit de réduire drastiquement ses aides en faveur de la formation professionnelle des demandeurs d’emplois. La Région, elle, maintient son effort financier en garantissant 5 000 places de formations qualifiantes pour les plus éloignés de l’emploi.

« L’État ne respecte pas ses engagements » Sans pincette, Jérôme Durain est revenu sur le rétropédalage de l’Etat en matière de soutien à la formation professionnelle des demandeurs d’emplois : « Pour contribuer à la réduction de sa dette, celui-ci nous impose une diminution de 25 millions d’euros sur le volet de la formation professionnelle. Cette baisse représente près de 1 700 places de formation qui ne peuvent plus être financées » regrette le président de Région.

Isabelle Liron, vice-présidente en charge de la formation professionnelle. Photo : David Cesbron

Ce retrait brutal de l’Etat n’entame pas la volonté de la Région de poursuivre ses efforts en faveur des plus démunis : « Nous maintenons notre budget socle à hauteur de 69,7 millions d’euros » appuie Isabelle Liron, vice-présidente en charge de la formation professionnelle. La compression des finances l’oblige néanmoins à se recentrer sur des publics cibles : « nous privilégierons l’achat de formations vers les personnes les moins qualifiées, celles qui sont les plus en difficulté, et les secteurs en grand besoin de recrutement, comme le BTP, la logistique, l’industrie, ou encore les métiers de la santé » précise l’élue. Un effort particulier sera par ailleurs demandé pour les plus de 55 ans, une catégorie dont les besoins en formation doivent être davantage soutenus.

Grâce au soutien de la Région, Pauline Maludi Nkunku a retrouvé plus qu’un emploi : une vocation. Photo : Xavier Ducordeaux

Pauline n’a pas encore atteint le seuil des 55 ans. Mais la cinquantaine passée, elle fait quand même partie de ces « seniors » pour qui une reconversion professionnelle s’annonce difficile. Originaire du Congo, elle est arrivée à Dijon il y a quelques années avec un diplôme et une expérience d’infirmière solide. Certaine de trouver du travail rapidement, dans un secteur en tension : « mais on m’a annoncé que mon diplôme n’était pas reconnu en France ».

Elle doit se réorienter. France Travail lui propose de suivre un parcours d’aide à la personne, financé par la Région. Après une formation théorique de quelques semaines, elle réalise un premier stage en EHPAD. Une révélation : « Au Congo, les établissements pour personnes âgées n’existent pas. Les anciens et les anciennes sont prises en charge par les familles. » Entretien des chambres, distribution des repas … Pauline se plait dans son nouveau rôle : « En tant qu’ex-infirmière, je ne suis plus dans le soin, mais je suis dans le confort de la personne. Et ça me plait. »

Sortie de formation le 31 mars dernier, elle a déjà enchaîné plusieurs contrats à l’EHPAD de Belfontaine à Fontaine-les-Dijon. En regardant dans le rétroviseur, elle savoure :

Je sais désormais que je vais pouvoir construire ma vie ici, à Dijon. Et c’est grâce à la Région : non seulement elle m’a financé ma formation, mais en plus, elle m’a assuré un salaire durant mes 6 mois d’étude. Sans ça, cela aurait été impossible : quand tu n’as pas d’argent, comment peux-tu financer une formation ? 

Pauline Maludi Nkunku

Pauline s’épanouit dans son nouveau métier d’aide à la personne, à l’EHPAD de Belfontaine (Fontaine les Dijon) Photo : DR

C’est pour Pauline, et pour des milliers d’autres Bourguignons-Francs-Comtois que la Région poursuit son engagement en faveur de la formation professionnelle des demandeurs d’emplois.

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Article du 29/04/2026 19:27, modifié le 30/04/2026 14:59

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